C.R. DE LA MONTÉE DU VENTOUX

13 juin 2016 - 20:28

Le 12/06/2016, le C.C. RIANS a organisé la montée du mont Ventoux. Le départ de RIANS en covoiturage a eu lieu à 06H30. Tous les cyclistes étaient de bonne humeur et impatients de s'attaquer au géant de Provence. Au cours du trajet, l'ambiance dans les véhicules étaient empreinte d'inquiétude et les discussions sur la manière de monter le Ventoux allaient bon train. Avait-on la bonne cassette ? Le vent allait-il souffler au col des Tempêtes ? Les cuisses étaient-elles en bonne condition? Bref, chacun y allait de ses remarques, de ses conseils et de ses impressions.

Le premier groupe, composé de Joseph, Hugh, François, Bruno, Roger, Patrice et Gérard, a pris le départ de SAINT SATURNIN LES APT, situé à 30 Km de SAULT.

Le second groupe formé par Jean-Marie, Jean-Claude, Eric, Danielle, Pierrot, Claude, Corinne et Patrick (avec son vélo à assistance électrique) est parti de SAULT.

Après avoir parcouru environ 6 Km, le premier groupe a entendu un grand bruit, tel un coup de feu. Le pneu avant de François venait d'exploser. La première galère venait d'arriver, car les sept cyclistes se trouvaient dans une zone d'ombre où il n'y avait aucun réseau téléphonique. Il était, donc, impossible de contacter le véhicule d'assistance technique conduit par Joël et qui transportait des roues de rechange. Voilà que François est abandonné par ses équipiers, qui vont tenter de trouver du réseau. Mais, lorsque celui-ci apparaît sur les écrans de téléphone, c'est Joël qui se trouve en zone d'ombre et  seule, sa messagerie répond. Après avoir parcouru une dizaine de kilomètres, le groupe croise le véhicule d'assistance, que, François, par miracle, a réussi à joindre.

La deuxième galère se présente quand Joël se rend jusqu'à SAINT SATURNIN LES APT sans apercevoir François sur le bord de la route. Il fait demi tour et à une quinzaine de kilomètres, il le voit assis sur le bas-côté. Joël ne comprend pas, il est pourtant passé par là quelques minutes auparavant. Mais, François s'était fait prendre en auto-stop et avait croisé Joël qui venait à sa rencontre. L'automobiliste avait fait des appels de phares, mais Joël n'avait pas compris le message. Donc, François s'est fait déposer sur le bord de la chaussée en attendant que l'assistance technique revienne et le prenne en charge jusqu'à SAULT où il a pu repartir avec une nouvelle roue et l'ensemble du premier groupe.

A partir de SAULT, l'ascension du Ventoux, dont le sommet est à 26 Km, commence. Les  vingts premiers kilomètres ne présentent pas de véritable difficulté, car la pente varie entre 5 et 7%. A partir du Chalet Reynard, c'est un paysage lunaire qui s'offre au regard de tous. Il ne reste plus que 6 Km, mais le pourcentage devient conséquent. Il augmente régulièrement jusqu'à atteindre 11 % dans les deux derniers kilomètres. Et le col des Tempêtes est au rendez-vous. Un vent violent, avec des rafales de 60 à 70 Km/h, freine fortement la progression, ce qui rend la montée encore plus difficile. 

A environ quatre kilomètres du sommet, Hugh, Gérard, François et Bruno rattrapent les retardataires du deuxième groupe (Danielle, Eric, Pierrot et Jean-Claude), dont les efforts sont remarquables et la volonté d'atteindre le sommet est intacte. Les cuisses sont douloureuses pour tout le monde, mais le relais situé au sommet du col est en vue et à portée de main. Rien ne peut les arrêter, ils veulent tous vaincre le Géant de Provence. 

Enfin, c'est l'arrivée et le regroupement de ces héros d'un jour (n'ayons pas peur des mots). Mais, il reste encore des équipiers sur les pentes lunaires. Où sont Patrice et Joseph ? Ils ne sont toujours pas en vue. Tout le monde se demande s'ils vont arriver au sommet. Puis, voilà Patrice qui apparaît au loin, seul dans le vent et qui va chercher ses dernières ressources pour rejoindre la ligne d'arrivée. Beaucoup plus tard, c'est au tour de Joseph de rallier le sommet. Son courage et sa force de caractère lui ont permis de braver et de vaincre le vent et le fort pourcentage de cette pente.

Les cyclistes sont, enfin, tous réunis pour la photo souvenir devant le panneau du sommet du Mont Ventoux à 1911 mètres d'altitude. Le vent est glacial. Entre temps, plusieurs épouses ont rejoint leur héros.

Il est temps de repartir pour se rendre à SAULT. La troisième galère fait son apparition. Notre fluette Corinne, dès le premier virage, chute emportée par une violente rafale de vent. Heureusement, il y a eu plus de peur que de mal.

Puis, tout le monde entame une descente prudente, les doigts sur les poignées de freins. Après le Chalet Reynard, la route entre dans la forêt et le vent se fait moins sentir, ce qui rend la fin de parcours plus confortable.  

Après avoir échangé les tenues cyclistes pour des tenues de ville, tous les participants et les épouses présentes se rendent sur la place du village. Et comme dans tous les albums d'Astérix, l'aventure se termine autour d'un bon repas. L'organisation de ce déjeuner revient à Jean-Claude, que tous remercient pour le choix de cet excellent restaurant.

Prochainement, les photos de cette magnifique journée apparaîtront sur le site, où chacun pourra s'admirer en plein effort et en plein réconfort.

Un grand merci à nos photographes, Françoise et Joël.

 

 

 

Commentaires

Staff
jean-claude viollet
jean-claude viollet 16 juin 2016 17:39

Je suis impatient de visionner le reportage photo de notre service de presse...